2007

On dort au gaz

Installation-vidéo, dans le cadre de l’événement collectif L’art + anarchie (Montréal); organisateur: Norman Nawrocki

Un large éventail de propositions

Afin de débattre d’une multitude d’enjeux sociaux et politiques, L’art + anarchie a présenté plus de 200 œuvres ainsi que 200 affiches d’artistes du Québec et d’ailleurs. Cet événement, partie intégrante du Festival de l’anarchie de Montréal qui avait lieu en même temps, conjointement au 8e Salon du livre anarchiste de Montréal, s’est tenu dans un espace temporaire rue Esplanade. La programmation comprenait également une table ronde, des conférences, des lancements de livres et des projections de films.

Peut-on vivre malgré les menaces?

De doux rêves

Au cœur de l’installation que j’y ai présentée, un petit lecteur DVD diffusait le vidéo On dort au gaz. Celui-ci débutait par une action simple: je m’enroulais dans une couverture à laquelle étaient fixés plusieurs couteaux et je m’endormais paisiblement. Je semblais faire de beaux rêves, évadée de la réalité. Et pourtant… il y avait un danger réel, mais j’agissais comme si je ne m’en rendais pas compte. Cette posture rejoignait mes préoccupations récurrentes face à la mondialisation, aux conflits armés guidés par des intérêts économique, etc. Socialement, nous agissons comme si nous ne nous rendions pas compte des urgences tant qu’elles ne nous atteignent pas personnellement. Cette capacité à vivre aussi sereinement que possible malgré les menaces… faut le faire!

La suite du vidéo présentait diverses expérimentations gestuelles avec ces couteaux: je les frôlais, les caressais, avec la bouche, les mains, les pieds, toutes ces parties vulnérables du corps susceptibles d’être blessées. Une partie de cette séquence était accompagné d’une bande sonore composée d’un son strident et métallique, tandis qu’une autre faisait entendre le cliquetis des couteaux se heurtant au gré de mes mouvements.